Malacca – Visite du musée Baba Nyonya, du Sultanate Palace et de la Villa Sentosa

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A notre réveil, le soleil a perdu de sa splendeur et il ne cesse de pleuvoir… L’hôtel ne proposant pas de petit-déjeuner, nous nous installons dans un petit boui-boui et mangeons quelques kaya toast accompagné de café.

Nous essayons tant bien que mal de nous promener dans la ville mais la pluie ne nous facilite pas les choses. Nous préférons donc nous réfugier au Baba Nyonya Heritage Museum, une demeure peranakan du XIXème siècle reconvertie en musée. La visite peut être guidée mais pour notre part, nous avons préféré parcourir cette magnifique demeure avec la fiche explicative (en français) disponible à l’entrée.

Les Baba Nyonya ou Peranakan sont les descendants des premiers chinois à avoir immigré en Malaisie, qui se sont par la suite unis avec des femmes malaises.

Cettecommunauté sino-malaise a donc crée une culture qui lui est propre et leurs maisons en sont la preuve. Toutes bâties de la même façon, elles possèdent un puits de lumière en leur centre, une cour intérieure non fermée où l’on dispose son jardin. Les Chinois du Détroit (de Malacca) étaient pour la plupart des marchands aux commerces florissants, leurs intérieurs reflètent leurs richesses avec meubles finement sculptés ou incrustés de marbre, beaux tissus d’ameublement ou d’habillement, vaisselle fastueuse en porcelaine etc…

Bref, la visite du Baba-Nyonya Heritage est un incontournable de Malacca. Les photos étant interdites, voici un petit aperçu d’une autre maison baba-nyonya, reconvertie en magasin :


Avant d’aller manger, nous faisons le tour des lieux de culte de la Jalan Tukan Emasaka la rue de la paix. Pourquoi ce surnom ? Tout simplement parce que cette rue abrite la mosquée Kampong Kling, le temple hindou Sri Poyyatha Vinayagar Moorthiet le temple bouddhiste Cheng Hoon Teng, rien que ça!

Pour rester sur notre lancée Peranakan, nous déjeunons au Jonker 88, un restaurant située dans une maison baba-nyonya proposant les plats typiques de cette communauté à savoir le laksa et ses variantes. Attention, tout de même, c’est très épicé!

La pluie s’étant arrêtée, nous partons ensuite visiter le quartier colonial, à partir du Dutch Square et de ses tuk-tuk tous plus décorés les uns que les autres, rivalisant de kitsch, avec ou sans radio, avec ou sans néons…

Nous commençons par la Saint Paul’s Church, une église construite par les portugais sur une petite colline. Au fil des colonisations, elle fut tantôt une église dirigée par les jésuites, un cimetière pour les hollandais et un lieu de stockage de poudre à canon pour les anglais. Il n’en reste que les ruines et la statue de Saint François Xavier. L’endroit est joli, d’ailleurs nous sommes contraints de ne pas pouvoir en faire le tour en intégralité, un couple de jeunes mariés chinois ayant décidé d’y faire ses photos de mariage…
Nous redescendons vers les ruines du fort portugais d’A Famosa dont il ne reste que la Porta de Santiago.
Nous visitons ensuite le très beau Malacca Sultanate Palace, réplique du palais dusultan Mansur Shah. Toute de bois faite, cette très belle bâtisse possède un agréable jardin et abrite désormais un musée culturel dédié aux coutumes, traditions et histoires de la région de Malacca. Toute une partie est notamment dédiée aux habits traditionnels et aux kriss (poignard malais).

Vous ne trouvez pas qu’il a un petit air de Mickaël Jackson ?

Une fois la visite terminée, nous faisons une petite escale au centre commercial pour boire un bubble tea rafraîchissant et marchons le long de la rivière Malacca (le même chemin fait la veille en bateau).

Nous marchons jusqu’à atteindre Kampung Morten, un authentique village malaisen bordure de Malacca. Les habitations, toutes d’origine, sont pour le moins magnifiques.

Nous passons devant la Villa Sentosa (indiquée dans le Routard) en sachant pertinemment que l’heure des visites est dépassée. Nous sommes un peu déçus de ne pas pouvoir visiter ce “musée vivant”, cette véritable maison malaise où vivent encore les propriétaires. Mais en faisant des photos de la maison, nous sommes repérés par le chef de famille qui nous invite à y rentrer même s’il n’est plus l’heure.

Dans un très bon anglais, Abdul nous fait visiter cette maison dans laquelle il a toujours habité. Construite en 1920, l’intérieur de cette maison typiquement malaise est resté intact. Certaines pièces ne servent d’ailleurs qu’à accumuler les souvenirs et héritages des neuf générations de sa famille ayant vécu ici : photos, meubles, gong malais, kriss, chambre nuptiale… La visite est d’autant plus intéressante qu’Abdul a toujours une petite anecdote à raconter, un vrai personnage! Nous quittons la villa Sentosa, mais avant cela nous laissons une donation. En effet, la visite est gratuite mais il est de mise de laisser un petit quelque chose dans un seau, à discrétion.


Nous refaisons le chemin du retour, toujours en longeant la rivière Melaka, pendant que le soleil se couche. Fatigués, nous faisons une grosse pause à la chambre avant d’aller dîner léger dans un restaurant indien : un dosai et un roti. Mais nous n’avons pas envie d’aller nous coucher, nous prenons donc l’un des tuk-tuk les plus extravagants direction le centre commercial.

Nous finirons donc notre soirée autour d’une glace au taro (miam miam) à faire quelques parties de billard.

Author: csdproject

De mon vrai nom, Daniel, un papillon voyageur de 24 ans au moment d'écrire ! Touche à tout compulsif (encore une nouvelle maladie), j'aime (entre autre et dans le désordre): les rencontres humaines, le voyage à vélo, aller aux champignons, la crème brûlée, les films qui font peur, parler espagnol..etc

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